Les rendez-vous de l’expérimentation

Réunion de travail collective autour de l’OpenDataLocale

Jeudi 15 juin 2017 avait lieu le rendez-vous mensuel des acteurs d’ Open Data Locale pour faire un point sur l’avancée des travaux.

La réunion s’est tenue en présentiel au Square, 100 rue Amelot, Paris 11° , avec la participation de : SICTIAM, MEGALIS, GIP TerrNumBFC, SOLURIS, INFOCOM’94, CD Côte d’Armor, CR Bretagne,  CR PACA, SM Morbilhan Energies, Préfecture de région Auvergne-Rhône -Alpes,

Matinée : focus sur les livrables en cours de publication

Phase 1 sensibilisation :

  • Deux guides open data ; l’un est un glossaire explicatif de ce qu’est l’open data ; l’autre est un récapitulatif de l’ensemble des lois encadrant l’ouverture des données et l’informatique.
  • Une présentation générale des données publiques ouvertes produite par Opendata France.
  • Une introduction à l’open data produite par la région PACA ; et un document proposant de découvrir la loi pour une République Numérique.
  • La lettre d’engagement produite par ODF et le jeu « speed-dating des territoires ».
  • D’autres documents viendront alimenter cette première phase et sont en cours de finalisation. Ils comprennent entre autres : le tutoriel sur l’initiation d’une démarche d’ouverture, le contenu de la délibération open data, les engagements ATD/ETD, les obligations réglementaires, …

Phase 2 publication des premiers jeux de données :

  • Guide sur la production d’un « fichier .CSV de qualité », tutoriel pour la publication d’un « jeu de données sur data.gouv.fr” et de « découvrir l’open data en tant qu’intégrateur » (pour un aperçu de ce à quoi ressemble l’intégration des données publiées sur data.gouv.fr sur le site via un intégrateur, vous pouvez consulter les exemples de Castelnaudary et Rodez).
  • Tutoriels sur le choix d’une plateforme open data, les licences, la publication des données.
  • Liste des informations types pour les données publiques en ville sont en cours de finalisation.

Dans un troisième temps, un point d’avancement a été fait sur DataPosition. Pour rappel DataPosition permet de faire une évaluation de la culture des données en collectivité. Aujourd’hui,  deux axes de développement sont proposés ; un DataPosition pour les agents et un second pour les élus. Le premier porte sur le travail effectué avec les acteurs de la formation et l’identification des axes de formation prioritaires. Le second concerne le travail collectif effectué lors des deux sprints et la méthode à adopter pour une large diffusion du positionnement.

Enfin, la dernière partie de la matinée était consacrée à l’avancée du Socle Commun des Données Locales avec les choix effectués pour les données issues du niveau national et celles issues du niveau local. La présentation a permis de faire un point sur l’avancée de la spécification de chaque jeu et sur l’outillage permettant son extraction et son traitement.

Les données comprises dans la SCDL version 1.0 sont à ce jour : Catalogue, Délibérations, Subventions, Prénoms, Marchés Publics, Equipements Publics et Base Adresse Locale.

Un Appel à Commentaires est lancé ce jour 15 juin pour recueillir l’avis et les suggestions de la plus large communauté d’acteurs intéressés par ce sujet. L’appel à commentaires est accessible directement sur le site d’Open Data Locale à la page : http://opendatalocale.net/index.php/appel-a-commentaires-scdl/

Il est relayé par les partenaires et sur les réseaux sociaux.
L’Appel à Commentaires est ouvert jusqu’au 10 juillet puis les suggestions seront prises en compte pour une publication définitive de la version v1.0 à l’été 2017.

Une seconde étape est lancée pour l’extension des données contenues dans le SCDL avec l’objectif de publier dans le second semestre 2017 une version étendue, appelée v1.1.

L’après-midi a été consacré à un atelier de créativité pour initier l’extension du Socle Commun des Données Locales. Les participants ont travaillé en trois groupes pour proposer de nouvelles données prioritaires et imaginer des services /applications utilisant ces jeux de données.

Parmi plus de 15 jeux de données analysés, 5 jeux de données ont été identifiés comme très intéressants et présentés en fin d’atelier :

Données : Lieux d’accueil et Services pour personnes âgées (3°age ou sénior)

  • Données significatives : adresse, type d’établissement, de logements et d’offres de services, gestionnaires.
  • Exemple d’utilisation : Une application « Silverage » compilant les jeux de données référençant les lieux d’accueil pour les personnes du troisième âge (EHPAD, maisons de retraites) et les offres de services. Cette application contient les données relatives aux types d’établissement, de logements et d’offres de services (masseurs, kinésithérapeutes, coiffeurs, aides médicales…), le niveau d’autonomie pour les occupants, la localisation et sa capacité d’accueil et s’il s’agit d’un établissement privé ou public.
  • L’intérêt de l’application serait de créer de la convivialité, de la sociabilité et de la mixité au sein des établissements d’accueil.
  • Les cibles : les familles, les professionnels de santé et du paramédical et des services tiers (Caisses Primaires d’Assurance Maladie, assureurs…). L’application serait produite par le conseil départemental.
  • À savoir : le département d’Ille-et-Vilaine a déjà mis en place quelque chose de similaire.

Données : Services à la Population

  • Données significatives : adresses des équipements, types de services  (administratifs  (CI, Passeport ..), sports et type de sports, culture et types, etc), horaires, nombre de guichets, volumétrie (nombre entrées/d’actes par mois, éventuellement taux de charge par heure).
  • Production : extraction des contenus des systèmes d’information centraux (description) ou locaux (volumétrie, statistique, temps-réel). Éventuellement s’appuyer sur du crowdsourcing (renseignement par les usagers sur les fermetures non programmée ou le taux de charge).
  • Exemple d’utilisation : Statistiques d’affluence aux guichets. L’application serait divisée par établissements (mairies, médiathèques et bibliothèques, piscines…).
  • Les intérêts d’une telle application résident dans sa capacité à informer le public sur le taux de fréquentation et donc du temps d’attente. Pour les services de la mairie :  répartir les besoins en personnel selon les sollicitations.
  • L’application serait produite par les structures disposant de moyens importants et les pour les petites structures via la mise en place d’un tableur.

Données : Travaux programmés sur voirie

  • Données significatives : type d’intervention, localisation, planning, niveau d’indisponibilité de la voirie (partiel ou total), opérateur (mairie, autres acteurs publics, délégataires, privés).
  • Production : le service qui délivre les autorisations (DT/DICT) et les déclarations de travaux, les communes et/ou les EPCI.
  • Mise en place : un code d’identification de la commune ou via un formulaire listant les travaux réalisés par des tiers.
  • Exemple d’utilisation : une application dédiée aux travaux en cours sur la voirie.
  • L’intérêt de l’application est d’informer les usagers afin que ceux-ci puissent organiser leurs déplacements, calculer le temps de parcours.
  • L’application s’adresse aux usagers et aux professionnels (pompiers, Samu, transporteurs/taxi, opérateurs de mobilité type Google, Waze, transporteurs…) afin d’éviter les embouteillages liés aux travaux.
  • Remarque : la ville de Rennes ainsi que le SICOVAL développent un service similaire.

Données : Écoles et Petite Enfance

  • Données significatives : établissements, localisation, type d’établissement (crèche, maternelle, primaire), gestionnaire (public/délégué/privé), nombre de classes (ou de lits dans le cas des crèches), nombre d’enfants par classe et par niveau, nombre de personnels.
  • Production : les services de la petite enfance et de l’éducation.
  • Exemple d’utilisation : Une application répertoriant des informations susceptibles d’intéresser les parents.
  • L’intérêt est de fournir des informations aux parents, d’informer sur la politique de la collectivité et de connaître l’attractivité du territoire.
  • L’application s’adresse aux parents et aux élus. L’application serait produite par les villes, les départements et les régions. Le déploiement se ferait grâce à des développeurs professionnels d’applications.

Données : Parkings Publics

  • Données significatives : localisation, type (Surface ou Ouvrage), gestionnaires (municipal, délégataire, privés), zone tarifaire (surface) ou grille tarifaire (ouvrage), taux de remplissage horaire (statistique ou temps-réel), niveau de sécurisation (caméra, grillage, gardiennage).
  • Production : les services concernés des collectivités et les délégataires, c’est-à-dire tous les services opérés dans le cadre d’un service public.
  • Mise en place : extraction des données des bases métiers.
  • Exemple d’utilisation : une application d’information sur la localisation des parkings, les tarifs et la disponibilité des places de stationnement
  • L’intérêt est de fournir de l’aide pour trouver une place plus rapidement, au meilleur tarif, de répartir le stationnement pour éviter la surcharge de certains parkings (et l’utilisation des parkings peu fréquentés), de réduire la circulation (30% du trafic est dû à la recherche d’une place) et donc la pollution.
  • L’application serait produite par les collectivités et les délégataires, c’est-à-dire tous les services opérés dans le cadre d’un service public.

Données : Défibrillateurs

  • Données significatives : géolocalisation, carte contenant les emplacements des défibrillateurs.
  • Production : les collectivités qui en ont commandé l’installation.
  • Mise en place : à partir des fichiers répertoriant ceux déjà installés et dès l’installation de nouveaux matériels.
  • Exemple d’utilisation : une application qui référencerait l’emplacement de tous les défibrillateurs
  • .L’intérêt est de pouvoir apporter les premiers secours à une victime en attendant l’arrivée des secours.
  • L’application serait produite par les collectivités.
  • Remarque : Le syndicat mixte Morbihan énergies travaille d’ores et déjà sur la thématique.

Données : Cimetières

  • Données significatives : emplacements libres, durées des concessions, prix des concessions, nombre de places dans le caveau, prestations, contacts, horaires d’ouvertures, conditions d’accessibilité, présence de personnes connues.
  • Production : les communes sur lesquelles sont construits les cimetières.
  • Mise en place : à partir des données du logiciel métier.
  • Exemple d’utilisation : pour les généalogistes et les familles qui cherchent à connaître leurs origines et pour le développement du tourisme – pour se rendre sur les tombes des personnages connus comme au Père Lachaise.
  • L’intérêt est d’informer les touristes dans quels cimetières sont enterrés des personnes connues et de donner des informations pratiques pour les personnes souhaitant préparer leurs obsèques ou se recueillir sur une tombe d’un de leur proche.
  • L’application serait produite par les communes.

Données : Accessibilité

  • Données significatives : accessibilité suivant le handicap (aveugle, sourd/malentendant, déficient cognitifs, personne à mobilité réduite).
  • Production : par les collectivités en charge de la gestion des bâtiments concernés.
  • Mise en place :
  • Exemple d’utilisation : informer sur la présence d’installation facilitant l’accès aux bâtiments aux personnes en situation de handicap.
  • L’intérêt est de faciliter la vie des usagers présentant un handicap en les informant sur l’existence ou non d’équipements destinés à leur faciliter l’accès à un bâtiment. De plus c’est une obligation légale depuis 2015.
  • L’application serait produite par les collectivités.

Données : Agendas des évènements

  • Données significatives : dates, lieux, horaires, tarifs, thématiques, contacts, programmes, accès, etc.
  • Production : les organismes qui sont en charge des évènements.
  • Mise en place : à partir du logiciel métier.
  • Exemple d’utilisation : répertorier tous les évènements culturels, sportifs ou autres d’un territoire donné.
  • L’intérêt est de faire venir / proposer des divertissements et des animations aux touristes et habitants de la zone concernée.

Données : Menus des cantines et de repas portés à domicile 

  • Données significatives : écoles, dates, jours, menus, produits utilisés, provenances, présence d’allergènes, etc.
  • Production : les collectivités qui ont en charge les repas dans les écoles.
  • Exemple d’utilisation : donner le détail des aliments qui composent les repas, la provenance des produits.
  • L’intérêt est de donner accès aux parents aux contenus des repas qui sont servis à leurs enfants ou de diffuser une information plus complète sur les repas des familles concernées.
  • L’application peut être produite par une entreprise spécialisée dans le développement d’applications à partir des données fournies par la collectivité.
  • Remarque : des applications telles QuiDitMiam et Y’A D Frites existent déjà.

Données : Terrains à vendre/à louer

  • Données significatives : localisation, superficie, composition des sols, prix au mètre carré, prix total, distance des équipements (raccordement à l’eau, lignes électriques, gaz), équipements en place, équipements possibles.
  • Production : par la commune sur laquelle est situé le terrain.
  • Mise en place : à partir des fichiers cadastres.
  • Exemple d’utilisation : répertorier tous les terrains à vendre ou à louer par la commune.
  • Intérêt : faciliter la recherche de terrain à des citoyens cherchant à construire une maison ou des locaux pour une entreprise ou une association.
  • L’application serait produite une entreprise avec les données fournies par la commune.

 


L’OpenDataLocale sur la bonne voie

En décembre dernier était donné le coup d’envoi de l’expérimentation OpenDataLocale qui durera un an. Le 27 avril s’est tenu à Créteil la première journée de restitution de ce projet qui concerne 9 territoires pilotes. Retour sur cette journée. 

Plus de 130 participants ont assisté à la première journée de restitution publique d’avancement du projet OpenDataLocale, organisée par OpenDataFrance et INFOCOM’94 à Créteil.
Parmi la centaine de collectivités venues de toute la France, soulignons la part importante des nouvelles collectivités actives dans le paysage Opendata grâce au projet OpendataLocale (animateurs et communes pilotes).
De nombreux représentants de la société civile ont aussi répondu présents : médiateurs, consultants, éditeurs de logiciels, formateurs et journalistes ont pu découvrir le projet et participer aux travaux.
L’État était lui représenté par Laure Lucchesi qui a rappelé les missions d’ouverture menées depuis plus de 5 ans par le SGMAP/Etalab dont plusieurs responsables ont apporté leur contribution importante lors des témoignages et ateliers de l’après-midi.

La matinée a été dédiée à la présentation du projet open data locale avec le rappel du contexte (volonté d’ouvrir les données publiques), le cadre législatif (loi pour une République numérique qui oblige toutes les collectivités de plus de 3 500 habitants et de plus de 50 agents) et la présentation des territoires qui y prennent part. À ce propos Laurence Comparat, élue au numérique et à l’open data de Grenoble Métropole et Agglomération, a insisté sur ce point « Le contexte législatif a beaucoup évolué récemment en France et a complètement changé la donne. On a des obligations légales en matière d’ouverture des données publiques. {…} Cela bouscule nos administrations. »
OpenDataFrance a présenté le projet OpenDataLocale à ceux venus découvrir en quoi cela consiste et introduit le plan autour duquel est construit le projet. Le projet est composée en trois temps : le socle commun des données locales, la phase d’expérimentation et la phase de formation et sensibilisation. Le travail sur le socle commun et sur la formation vient alimenter la phase d’expérimentation en fournissant aux acteurs les outils dont ils ont besoin pour avancer. Véronique Vernoux de Soluris (SM de Charente-Maritime) a d’ailleurs pointé le besoin de renforcer les connaissances sur l’open data, ses enjeux et ses modalités de développement, tant pour les agents que pour les élus et les acteurs économiques du territoire.

Olivier FOUQUEAU, Directeur d’INFOCOM’94 a présenté le rôle du Syndicat Mixte Informatique dans l’accompagnement de ses communes adhérentes : sensibilisation, assistance et offre mutualisée de portail Opendata.

Cette journée a été l’occasion pour OpenDataFrance de rappeler l’importance qu’il y a pour cette association et ses partenaires à pouvoir s’appuyer sur les associations d’élus – AMF, ADCF, France-Urbaine… – qui jouent le rôle de relais de l’open data dans les collectivités qui pour l’heure n’ont pas pris part au projet. Et Laurence Comparat d’ajouter : « Dans une période de changement comme celle là, de rupture il est d’autant plus important que les élus s’emparent de cette question là et la porte car c’est un bouleversement extrêmement profond dans nos administrations. »
L’objectif de l’OpenDataLocale est de travailler à plusieurs, de co-construire, de partager avec ses paires et de documenter les actions et animations pour trouver la meilleure façon de faire parmi tous les acteurs de ce projet. Dans cet optique, l’association OpenDataFrance a commencé à échanger avec des partenaires thématiques tels que l’Association des Archivistes de France et Datatourisme.

Du côte de l’association, les travaux avancent et se matérialisent par une première production, la publication d’une cartographie croisant plusieurs jeux de données – dont un jeu sur l’ensemble des territoires qui ont ouvert leurs données et un autre sur les territoires engagés dans la démarche open data locale -. L’objectif recherché au travers de cette cartographie réalisée par Loïc Haÿ est de montrer la densité d’actions open data sur le territoire.
Ainsi la carte comporte plusieurs niveaux d’intensité de vert : plus la couleur est foncée, plus le territoire a ouvert de données. La couleur bleu est utilisée quant à elle pour marquer les animateurs (en bleu foncé) et les expérimentateurs territoriaux de la donnée (en bleu clair).

Le travail effectué auprès des animateurs territoriaux de la donnée se divise en six phases. La première phase est quasiment finalisée et a requis beaucoup de temps et de ressources en raison de son ampleur. Il s’agissait de fournir les moyens pour chaque territoire pilote de  « Devenir un territoire open data locale ».
La deuxième phase concerne la publication effective d’un ou plusieurs jeux de données. Cette phase sert à créer et partager la méthodologie de publication simple des données, l’hébergement des données. Elle vise à donner des solutions légères pour publier des données et à fournir des réponses simples aux questions fréquentes : quelles données ? Où ? Combien ça coûte ? Combien de temps ça prend ? Cette seconde phase est en lien étroit et doit se synchroniser avec la partie du projet portant sur la définition du socle commun de la donnée.
La troisième phase concerne toujours la publication, mais avec une nuance : il s’agit d’être en mesure de le faire à plus grande échelle et d’être capable d’accompagner une autre collectivité dans l’open data en produisant des documents qui facilitent la démarche aux autres acteurs. En effet, il ne s’agit pas de faire de l’open data pour l’open data, ou de publier quelques jeux et de passer à autre chose, mais bien d’être en mesure d’en publier des dizaines. Et à ce propos Laurence Comparat déclarait « {…} C’est un choc culturel pour nos institutions. Il va falloir travailler sur des habitudes qui sont profondément ancrées qui vont bousculer et l’administration et les citoyens et les citoyennes car nous changeons complètement de logique et d’approche et avec des ressources difficiles à mobiliser du fait du manque de moyen de nos collectivités. »

La quatrième phase vise à partager la culture des donnée au sein de l’organisation, en optant pour une meilleure gestion des données (mutualisation, suppression des doublons, améliorer la clarté des jeux de données en interne, de savoir ce qui est accompli par les autres agents ou collectivités).
La cinquième phase consiste à apprendre à utiliser ses données pour mettre en valeur les politiques publiques déployées par les élus. Cette mise en valeur peut se traduire par la publication détaillée des menus des cantines scolaires avec les listes des produits utilisés, les filières et les allergènes.

La sixième phase enfin quant à elle sera portée sur la communication des actions open data. Cette dernière phase aura pour intérêt de développer les interactions entre les services internes de la collectivité et surtout sur le territoire, vers les associations, les habitants et les entreprises afin de déterminer de quelle manière tous pourront être intégrés au processus de participation.

Enfin, OpenDataFrance a choisi d’ouvrir une base documentaire qui est en cours de création  et qui dans un premier temps sera alimentée à partir de l’ensemble des productions déjà existantes autour de l’open data. Cette viendra en supplément des deux guides produits par l’association – un troisième est en cours de production -. L’idée est de rassembler les documents existants portant sur les projets et les démarches open data afin de les mettre en avant et qu’ils soient accessibles à tous et notamment aux personnes qui cherchent à convaincre et et à expliquer ce qu’est l’open data aux élus et aux agents.

 


La ville de La Rochelle organisait le 23 mars 2017 son premier Hackathon

Durant quarante-huit heures, une quarantaine de personnes réparties en dix équipes se sont affrontées pour la création d’une plateforme de visualisation graphique et cartographique des données publiques fournies par la ville de La Rochelle. Les participants n’ont découvert leurs consignes qu’au dernier moment afin que tout le monde parte sur un pied d’égalité.

Le premier prix a été remis par Jean-Vincent Placé (secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification). C’est l’équipe – Cousta Team – d’étudiants en première année de Master d’informatique de La Rochelle qui a remporté la récompense de 20 000€ pour le premier prix.
Pour la ville, ce premier hackathon est très enrichissant et d’ailleurs les équipes retravailleront sur la base des premières productions.

En parallèle, dans le cadre des Interconnectés Tour (le tour de France de l’association des élus), une journée était organisée à destination des communes qui souhaitent se lancer dans des démarches open data. Une dizaine d’élus, tant de la Nouvelle-Aquitaine que des communes des alentours, sont venus témoigner de leurs convictions sur l’ouverture des données. C’était également l’occasion pour Opendata France et d’autres partenaires de l’opération de présenter des recommandations et des outils pour se lancer dans de telles démarches.
Devant les deux cents personnes présentes, le ministre Jean-Vincent Placé a conclu la journée sur le fait que les démarches d’ouverture de données sont des axes de modernisation de l’État et ses composantes, tant à l’interne, qu’a l’externe..


Forum OpenData Lab Occitanie

Mercredi 22 mars 2017, des membres d’OpenData France et d’Étalab, ainsi qu’une centaine d’élus et agents se sont réunis à l’invitation d’OpenData Lab dans les locaux de Toulouse Métropole afin d’aborder le sujet de l’ouverture des données publiques.

Ce forum visait à élargir le nombre de collectivités ayant ouvert leurs données, car pour l’heure elles ne sont qu’une cinquantaine pour le territoire occitan.

La région Occitanie mise également sur trois aspects majeurs pour le développement de l’open data :

  • l’incitation à la collaboration avec des start-up pour le développement d’applications (mobilité, alimentation, travaux publics…).
  • une meilleure organisation des services publics, grâce au décloisonnement qui facilitera les relations entre acteurs du service public.
  • un regain de la confiance des citoyens qui avec l’ouverture des données publiques peuvent mieux prendre part à la vie de la cité.

L’après-midi était animés par les experts de l’ouverture des données, sous forme de quatre ateliers de vingt minutes ; ils étaient organisés autour des thèmes suivants :

  • licences, questions juridiques…
  • quelles données ouvrir et avec quelle structure ?
  • organisation du projet d’ouverture des données et évolution des modes de fonctionnement
  • éditorialisation et valorisation des données.

Un cinquième atelier permettait à quelques participants d’ouvrir les données de leurs communes sur le site data.gouv.fr. La journée avait pour objectif de tester la documentation mise en place par la démarche Opendatalab (http://www.opendatalab.fr/laboratoire/le-kit-collectivites). Quatre experts ont animé les ateliers de l’après-midi.

Le département de Haute-Garonne a annoncé l’ouverture prochaine d’une plateforme pour déposer les données en open data. Durant la journée, deux collectivités ont publié leurs données sur le portail data.gouv.fr et une dizaine ont appris à le faire et posteront des données dans les jours à venir.


Participation d’Opendata Locale au lancement du laboratoire @RCHIPƩL

Vendredi 17 mars 2017 a eu lieu à Lyon le lancement du laboratoire @RCHIPƩL. Cet événement rassemblait des acteurs régionaux de l’innovation dont des agents des collectivités locales et des services de l’état et des entreprises du territoire. L’objectif était de mettre en commun attentes et dans le cadre de la sensibilisation à l’ouverture des données publiques.

L’après-midi était structuré autour de trois ateliers :

  • la sensibilisation à la culture des données et de l’innovation visait à réfléchir aux dispositifs et supports à destination des agents ;
  • les réutilisations à imaginer  ;
  • les animateurs territoriaux.

Tous les acteurs présents ont été invités à participer aux débats, à proposer des idées et des projets.

L’atelier animé par Sarah Labelle visait à préparer le recrutement de nouveaux animateurs territoriaux pour la région Auvergne-Rhône-Alpes et s’appuyait sur une réflexion collective autour  des qualités et compétences dont les animateurs doivent faire preuve, ainsi que les éléments pouvant être des freins.

Il est ressorti de ce travail de groupe que le cadre réglementaire ne peut à lui seul suffire au recrutement des animateurs territoriaux et que ce travail doit également passer par la sensibilisation des élus et de leur hiérarchie. L’atelier a permis de mettre en relief la nécessité de s’appuyer sur des réseaux pour l’apprentissage et l’expérimentation. Les projets peuvent constituer des chevaux de Troie permettant de travailler les données de façon indirecte : la thématique des données et de l’ouverture intervient par le besoin de partage et de mutualisation pour développer le projet.

La restitution des trois ateliers a permis d’insister sur différents aspects des transformations de l’action publique et de la modernisation des processus dans les collectivités grâce aux investissements effectués dans l’ouverture des données.

L’un des enjeux fondamentaux soulignés par les participants est d’avoir mis en avant la création de valeurs découlant de l’ouverture des données et l’importance de la formation de la jeune génération à l’ouverture pour assurer l’administration de demain.